Obia , Colin Niel

Un des 4 polars de la série guyanaise de Colin Niel. Le brillant capitaine Anato, lointain descendant de Noirs marrons , esclaves évadés, enquête sur un meurtre comme dans tout polar. Le récit continue sur un trafic de drogue entre Cayenne et la métropole, avec des « mules », qui ingèrent des ovules de cocaïne pour gagner 2000 euros au risque de leur vie. Le récit s’enrichit de nouveaux personnages: inspecteur révoqué de la police, homme politique, personnages venant du Surinam, mères ou nièces des protagonistes. Les faits remontent ensuite dans le passé,lié à la guerre civile en 1986 au Surinam , qui a conduit à de nombreux réfugiés en Guyane. L’enquête avance , en même temps qu’ Anato part à la recherche de son passé, au Surinam justement.Ce roman est foisonnant de personnages, bien mené avec du suspense bien sûr. Avec Les Hamacs en carton ,Sur le ciel effondré et Ce qui reste en forêt, voila un 4ème bon roman bien maitrisé, qui rappelle Au coeur des ténèbres de J Conrad dans les 2 scènes finales de plongée dans la forêt amazonienne. Si la longueur du roman vous effraie, vous pouvez lire un des 3 cités.Bonne lecture.