Darwyne – Colin Niel

Le dernier Colin Niel se déroule à nouveau en Guyane. Ce roman noir met en scène Darwyne, un enfant de 10 ans, très étrange et infirme de ses pieds, avec une relation à la fois d’amour et de soumission avec sa mère Yolanda. Ils vivent dans un carbet, maison de bric et de broc, en lisière de forêt amazonienne, avec le énième beau-père, amant de sa mère. L’enfant ne se sent bien qu’au coeur de la forêt, où avec appeaux, ils approchent les animaux sauvages.La femme de la protection de l’enfance , qui le suit,cherche à évaluer si un placement est nécessaire. Auparavant naturaliste, elle va devenir fascinée par sa connaissance de la nature. L’histoire est très bien menée avec un final mystérieux et j’ai beaucoup apprécié les scènes dans la forêt vierge. Colin Niel ne décoit pas. Darwyne est le héros du livre, mais certainement avec la forêt équatoriale. Je recommande chaudement, ainsi que tous ses livres antérieurs

Hommes – Emmanuelle Richard

Voila un récit féministe. Lors d’un woofing en Angleterre, la narratrice Lena résiste aux avances d’un colosse texan, puis finit par lui céder. Alors survient une scène d’étranglement , dont elle finit par se sortir. Plusieurs années plus tard, elle apprend que l’homme est passé à l’acte et recherché par la police.Ce livre décrit sa perception de femme active, sous le regard des hommes. Le livre perd de son souffle en milieu d’ouvrage , puis un final beaucoup plus apaisé où elle rencontre un homme très respectueux en matière de sexualité.A lire;

Une femme – Annie Ernaux

L’annonce du Prix Nobel pour Annie Ernaux m’a conduit à lire ce livre d’Annie Ernaux que je n’avais pas lu. A l’occasion du décès de sa mère ,bouleversée ,l’auteure écriy sur la vie de sa mère. Femme modeste, déterminée, à l’origine de l’évolution d’Annie Ernaux, sa mère a toujours été une grande travailleuse, honteuse de sa classe dès qu’elle sortait de son milieu , parfois pénible.Un des meilleurs livres d’Ernaux.