La puissance de la Joie – Frederic Lenoir

Frederic Lenoir est un remarquable vulgarisateur, en particulier pour la philosophie. Et c’est bien utile, car la Joie évoque Spinoza, philosophie illisible pour qui n’a pas son permis de philosopher.. Pour Spinoza, la joie correspond à l’augmentation de notre puissance vitale. L’éthique consiste à s’appuyer sur notre puissance vitale , nos affects, notre désir en les éclairant par le discernement de la raison.A l’opposé, la tristesse, qui vient d’une passion et d’une cause extérieure contribue à diminuer cette puissance vitale.Avoir développé ces idées en milieu de 17ème siècle aux antipodes d’une morale du devoir est assez stupéfiant.Lenoir balaye les autres philosophes ayant traité le sujet, et ce petit livre de 100 pages inspirant fait beaucoup de bien.

Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir

Un roman islandais qui met en scène un jeune homme adulte qui devient père , l’espace d’une nuit et quitte l’Islande pour exercer ses talents de jardinier dans un monastère d’un pays…que l’on soupçonne être l’Italie. Il a une relation proche avec son vieux père qui l’appelle régulièrement. Mais cette tranquillité sera perturbée par l’arrivée de la maman qui souhaite lui confier sa petite fille pendant un mois pour finaliser son mastère.S’en suivra l’expérience de la paternité très concrète et aussi de l’expérience de ce qu’est un couple . C’est un roman nordique, donc c’est surprenant au début , très calme , reposant puis prenant.